Exposition temporaire : Ben, Ministre des affaires étrangères

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Exposition au musée Denys-Puech, Rodez


Du 18 mai au 4 juin 2017

 

Du 18 mai au 4 juin le musée Denys-Puech présente une exposition de Ben : artiste plasticien et performeur français d’origine suisse célèbre dans le monde pour ses écritures blanches sur fond noir. Intitulée Ben, Ministre des affaires étrangères, cette exposition fait écho à l’un de ces derniers livres du même nom édité en 2015 aux Éditions Favre.

 

Ben n’a jamais suivi de cursus académique, c’est un pur autodidacte. Dans les années 1960, il ouvre une petite boutique où il vend des disques d’occasion. Il décore la façade d’objets hétéroclites souvent récupérés. Là s’y retrouvent César, Arman, Martial Raysse, etc. C’est ce qu’on appellera l’Ecole de Nice. Ben est très influencé par le lettrisme d’Isidore Isou, par le surréalisme et dada qui touchent aussi bien la poésie, les mots, que la peinture, il adhère en 1960, en Allemagne, au groupe Fluxus.

Dans les Années 1980 après Berlin il nomme le mouvement créé par Robert Combas, Di Rosa, François Boisrond, Rémi Blanchard « Figuration Libre » qui rejette les règles de la figuration classique.

Ses tableaux, bien que peints sur toile et de format raisonnable, restent en marge de la peinture traditionnelle car ils ne représentent rien d’autre que ce que l’on peut lire. En revanche, son style nait bien de cette époque, où il illustre l’école et le tableau noir sur lequel un enfant écrit. Ben définit son art comme un « art d’appropriation », déclarant: « Je cherche systématiquement à signer tout ce qui ne l’a pas été. Je crois que l’art est dans l’intention et qu’il suffit de signer. Je signe donc: les trous, les boîtes mystères, les coups de pied, Dieu, les poules, etc. ». Il contribue à faire éclater l’œuvre d’art, ou ce qu’elle signifie, et invite l’objet à sortir du musée pour s’en servir. L’humour et l’art du décalage sont les armes de Ben. Il est avant tout philosophe et transmet, dans des tableaux d’une simplicité apparente, la profondeur de ses expériences, ses sentiments, ses revendications, ses dénonciations.

 

Suite à sa rencontre avec François Fontan, dans les années soixante, Ben découvre sa théorie sur les ethnies : une vision multiculturelle du monde dans laquelle chaque peuple possède sa contemporanéité et sa créativité. Fervent défenseur des cultures minoritaires et attaché à l’Occitanie, c’est par choix personnel et par amitié à son complice de l’Ecole de Nice, René Duran que Ben nous fait le plaisir d’investir un temps les murs du musée Denys-Puech.

 

Musée Denys-Puech

Place Georges Clémenceau - 12000 Rodez

05 65 77 89 60

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